Le vaisseau spatial et OTIS communiquent !

Il s’agit d’une étape importante vers l’aboutissement du programme : les équipes de NGAS (Northrop Grumman Aerospace Systems), de Ball Aerospace, et du centre Goddard de la NASA ont profité d’une occasion qui leur a été donné pour réaliser le test optionnel sans risque qui consistait à connecter électriquement les deux moitiés de l’observatoire, à savoir le vaisseau spatial et le télescope avec son instrumentation associée (ie. l’OTIS) et ce, plusieurs mois avant ce qui était planifié. Ainsi, si le moindre problème était survenu, les ingénieurs et techniciens auraient eu davantage de temps pour le résoudre sans causer de délais supplémentaires.

Chaque pièce du JWST a subi des batteries de tests rigoureux dans des installations historiques mais de dernier cri à travers les Etats-Unis. Ce qui donne la garantie que l’observatoire dans son ensemble est fin prêt pour survivre à la rudesse inhérente à un lancement de fusée, ainsi qu’à des années d’exposition continue dans les conditions extrêmes qui règnent à 1,5 millions de kilomètres de la Terre.

« Ce que nous venons de réaliser c’est la connexion électrique entre le télescope avec son instrumentation associée et le vaisseau spatial, afin de mieux comprendre toutes les subtilités de l’interface électrique. Plus spécifiquement, dans ce test, le vaisseau spatial a piloté les mouvements du miroir du télescope, ce qu’a pu confirmer en retour le télescope par télémétrie. Quand bien même avions nous testé chaque moitié avec un simulateur de l’autre durant leur construction réalisée en parallèle, rien ne vaut le test qui consiste à connecter une chose réelle avec une autre tout aussi réelle. Pendant que l’écran solaire était réassemblé pour être placé dans son environnement de tests, nous avons su profiter du temps disponible pour réaliser ce galop d’essai qui nous permet de limiter les risques de délai supplémentaire dans le programme. Les tests complets, électriques et informatiques, seront conduits l’année prochaine lorsque l’observatoire au complet sera entièrement assemblé dans sa configuration de vol » (Mike Menzel, Ingénieur Système de la mission JWST)

« Ce test nous offre aussi un bonus : c’est la première fois que nous avons pu nous assurer que les deux équipes qui ont travaillé séparément pendant des années à construire et tester les deux moitiés du JWST, sont capables d’opérer comme une seule et même équipe au service de l’observatoire complet.
Nous sommes tout à fait enthousiasmés par le fait que ceci a été accompli avec un franc succès. » (Jeff Kirk, Leader des opérations de tests)

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