MIRI

MIRIL’instrument MIRI, dont le CEA, en collaboration avec plusieurs laboratoires spatiaux français (l’Institut d’Astrophysique Spatiale à Orsay,  l’Observatoire de Paris – LESIA, et le laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM)) a assuré sous l’égide du CNES la conception et la réalisation de la partie imageur, coronographes et spectrographe de basse résolution, obtiendra des images et des spectres de résolution moyenne entre 5 et 28,3 microns, mais aussi des images coronographiques aux longueurs d’onde de 10,65, 11,4, 15,5 et 23 microns, ainsi que des spectres à basse résolution (R≈100) entre 5 et 11 microns. Le grand diamètre du JWST, sa basse température ambiante, et les détecteurs à la pointe de l’art de MIRI permettent d’obtenir une sensitivité d’environ 50 fois celle de Spitzer avec une résolution angulaire 7 fois supérieure. MIRI est donc sensé contribuer d’une manière prépondérante aux quatre grands thèmes de recherche pour lesquels le JWST a été construit.

MIRI est composé d’un spectrographe et d’un imageur. La grande étendue du domaine spectral couvert par cet instrument (en fait, tout l’infrarouge thermique), combinée à la sensibilité exceptionnelle au rayonnement émis à ces longueurs d’onde d’un télescope de 6 m de diamètre refroidi naturellement, augure de nombreuses découvertes. Une résolution spatiale idéale (puisque seulement limitée par la diffraction du télescope) et la résolution modérée du spectrographe, sont des facteurs additionnels qui sans nul doute favoriseront l’éclosion de nombreux programmes d’observation innovants. En particulier en ce qui concerne un des objectifs déclarés du JWST qui est d’étudier la formation et l’évolution des galaxies qui présentent un décalage vers le rouge supérieur à z = 5, mais aussi les mécanismes physiques qui régissent la formation des étoiles et planètes, l’étude des disques protoplanétaires, la nucléosynthèse des premiers éléments autres que l’hydrogène et l’hélium (que les astronomes appellent les éléments “lourds”), et la recherche des supports à l’apparition de la Vie. Le budget global de MIRI est partagé à parts égales entre la NASA (JPL) qui a fourni les détecteurs, et l’ESA, qui a confié la réalisation de l’instrument à un consortium de partenaires européens.

George Rieke de l’Université d’Arizona et Gillian Wright (UK Astronomy Technology Centre) en sont les premiers responsables Scientifiques. Pierre-Olivier Lagage est le responsable scientifique et le Co-PI (premier investigateur associé) pour la France, et Patrice Bouchet est le chef de projet du Centre d’Expertise.

 

Publié dans JWST